Marine a réalisé sa thèse sur la « Mise en œuvre de procédés pour la fabrication de cellules de piles à combustible et d’électrolyseurs présentant des architectures texturées », sous la direction de Pierre-Marie Geffroy (Directeur de recherche, CNRS), Emilie Béchade (Maitre de conférences) et Anne Aimable (Maitre de conférences) au sein du laboratoire IRCER, à Limoges. Cette thèse a bénéficié d’un financement de l’ANR dans le cadre du projet CELCER-EHT, lié au PEPR-Hydrogène.
Ces travaux de recherche ont permis de développer un procédé innovant, appelé Co-Coulage couplé à l’Inversion de Phase (CCIP), en vue de fabriquer des cellules performantes pour des piles à combustible ou des électrolyseurs fonctionnant à haute température. Ce procédé CCIP, qui a fait l’objet d’un dépôt de brevet, permet d’obtenir une porosité orientée sous la forme de microcanaux afin de faciliter la diffusion des espèces gazeuses dans l’électrode à hydrogène (Figure 1). Les résultats ont montré une augmentation des propriétés de perméabilité aux gaz des cellules, sans dégrader les propriétés mécaniques de ces électrodes, en comparaison avec celles possédant des microstructures non texturées.

Figure‑1. Résumé sur la microstructure texturée obtenue avec le procédé de coulage en bande couplé avec l’inversion de phase
À la suite de sa soutenance en novembre 2025, Marine a candidaté au prix de thèse proposé par la Fédération de Recherche Hydrogène du CNRS. Aujourd’hui, cette candidature lui offre l’opportunité de présenter ses travaux de thèse lors des prochaines sessions plénières FRH2, qui auront lieu du 02 au 06 novembre 2026, à Bordeaux.
Marine réalise actuellement un postdoctorat au NIMS (National Institute for Materials Science) dans le cadre d’un projet de l’IRL LINK, au Japon. Elle continue d’explorer d’autres procédés céramiques, toujours pour des applications dans le domaine de l’énergie décarbonée telles que les piles à combustible et les électrolyseurs.
Toutes nos félicitations à Marine !!!