Après ATHOR et CESAREF, le professeur Marc HUGER coordonne REFFRACTEUR, un nouveau Doctoral Network Marie Skłodowska-Curie. De 2017 à 2030, ces trois programmes auront mobilisé 12,439 millions d’euros de financements européens et formé 45 doctorants internationaux autour des céramiques réfractaires, matériaux essentiels à l’acier, au verre, au ciment et aux autres industries fonctionnant à très haute température.
| 3 réseaux européens |
45 doctorants |
12,439 M€ de financements UE |
2017-2030 une continuité rare |
L’Institut de recherche sur les céramiques (IRCER, UMR CNRS 7315) et l’Université de Limoges s’apprêtent à ouvrir un nouveau chapitre de leur engagement européen. Le 1er octobre 2026, le projet REFFRACTEUR a pris officiellement le relais de CESAREF, qui s’achèvera le 30 septembre. Cette continuité marque la troisième coordination successive, depuis Limoges, d’un grand réseau européen de formation doctorale consacré aux matériaux réfractaires. Cette trajectoire est particulièrement remarquable dans le paysage français de la recherche européenne. Elle associe une ambition scientifique de long terme, la formation internationale de jeunes chercheurs et une coopération étroite entre laboratoires, universités, producteurs de matériaux et grands utilisateurs industriels. Elle repose sur trois projets obtenus dans le cadre des Actions Marie Skłodowska-Curie de l’Union européenne : ATHOR (2017-2022), CESAREF (2022-2026) et REFFRACTEUR (2026-2030).
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Des matériaux invisibles, indispensables à notre quotidien
Les céramiques réfractaires tapissent les fours, réacteurs et enceintes industrielles qui fonctionnent généralement au-delà de 1 000 °C. Elles permettent de contenir des métaux, verres, gaz ou matières en transformation tout en résistant simultanément à de forts gradients thermiques, aux sollicitations mécaniques, à la corrosion et à l’usure. Sans elles, il serait impossible de produire dans des conditions sûres et maîtrisées l’acier, le verre, le ciment, l’aluminium, le cuivre, les céramiques et de nombreux objets du quotidien.Longtemps méconnus du grand public, ces matériaux se trouvent désormais au cœur de défis industriels majeurs : réduction des émissions de CO₂, efficacité énergétique, allongement de la durée de vie des équipements, recyclage, traçabilité des matières, recours à l’hydrogène, électrification des procédés et souveraineté industrielle européenne.
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Trois réseaux, une stratégie scientifique construite dans la durée
| Projet | Période / financement | Ambition | Formation |
| ATHOR | 2017-2022 3,737 M€ |
Développer la modélisation thermomécanique multi-échelle des revêtements réfractaires et rapprocher expérimentation, simulation et besoins industriels. | 15 doctorants |
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CESAREF |
2022-2026 4,104 M€ |
Concevoir des applications plus durables des réfractaires : décarbonation de la sidérurgie, hydrogène, analyse du cycle de vie, recyclage, capteurs et outils numériques. |
15 doctorants |
| REFFRACTEUR | 2026-2030 4,598 M€ |
Créer un cadre européen numérique, circulaire et résilient : matériaux durables, passeports numériques, intelligence artificielle, jumeaux numériques et aide à la décision. |
15 doctorants |
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REFFRACTEUR : former 15 chercheurs pour les transitions verte et numérique
REFFRACTEUR, acronyme de « Digital REFractory FRAmework for a Carbon-neutral and Resilient indusTry in EURope », est un Doctoral Network de type Industrial Doctorate. Doté d’une subvention européenne de 4,598 millions d’euros, il réunira 17 bénéficiaires, 10 partenaires associés et 15 doctorants internationaux. Chaque doctorant bénéficiera d’un encadrement académique et industriel et consacrera environ la moitié de son parcours au secteur non académique.Le programme scientifique s’organise autour de trois axes : la digitalisation et la circularité des réfractaires, avec notamment les passeports numériques de produits et l’analyse du cycle de vie ; la conception de matériaux et de microstructures plus durables ; enfin, la digitalisation des opérations industrielles grâce à la modélisation multiphysique, à l’intelligence artificielle, aux jumeaux numériques et aux systèmes d’aide à la décision.Sélectionné avec une note de 99/100, REFFRACTEUR s’est distingué dans un appel marqué par 1 616 propositions et un taux global de succès d’environ 8,8 %. Les 15 candidats retenus sont désormais engagés dans les procédures préparatoires à leur recrutement, prévu progressivement à partir d’octobre 2026.
| « Ces trois réseaux ne sont pas trois projets juxtaposés. Ils constituent une stratégie européenne construite dans la durée pour relier recherche de pointe, formation doctorale et transformation industrielle. Depuis Limoges, nous avons pu fédérer des partenaires académiques et industriels de premier plan et donner à 45 jeunes chercheurs les moyens d’agir sur des défis très concrets : décarboner, économiser les ressources, recycler davantage et mieux exploiter les données. »
Professeur Marc HUGER, coordinateur des projets ATHOR, CESAREF et REFFRACTEUR
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Une réussite collective ancrée à Limoges et ouverte sur l’Europe
Portés depuis l’IRCER à Limoges, les trois réseaux s’appuient sur des consortiums européens combinant établissements académiques, centres de recherche, producteurs de matières premières, fabricants de réfractaires, spécialistes du numérique et utilisateurs finaux. Cette organisation permet aux doctorants de travailler au plus près des problématiques industrielles tout en bénéficiant d’une formation scientifique internationale de haut niveau.
Au-delà des résultats scientifiques, cette succession de projets contribue à renforcer l’attractivité de Limoges et de son écosystème céramique, à structurer une communauté européenne durable et à faire connaître une industrie stratégique encore largement invisible du grand public.
Repères
- Les Actions Marie Skłodowska-Curie soutiennent la formation, la mobilité et le développement de carrière des chercheurs au sein de réseaux internationaux, interdisciplinaires et intersectoriels.
- Un Doctoral Network associe un programme de recherche coordonné à un programme structuré de formation doctorale.
- ATHOR, CESAREF et REFFRACTEUR représentent ensemble 45 projets de thèse et 12,439 millions d’euros de subventions européennes.
- La coordination scientifique est assurée par le professeur Marc HUGER, enseignant-chercheur à l’Université de Limoges au sein de l’IRCER (UMR CNRS 7315).
